Les étoiles illuminent toujours le regard de Jonathan Blondel.
"La naissance d'Ilan se profile comme une lumineuse éclaircie dans mon ciel personnel après les moments de galère que j'ai traversés la saison dernière. Elle m'a apaisé. Je me sens plus serein, mieux dans ma tête. Je sais, déjà, que je serai un papa poule. Je ferai tout pour mon fils. Il aura tout ce qu'il voudra."
Sur le plan professionnel également, Jonathan Blondel surfe sur une vague ascendante. Demeuré au fil des six saisons qu'il a vécues au Club Bruges et par-delà les engouements ponctuels le favori du public du Jan Breydel Stadion, le Mouscronnois a renoué, sur la pelouse, avec le simple plaisir de jouer :
On renaît, ici, à l'enthousiasme, à une vraie envie de faire circuler le ballon. Personnellement, j'ai toujours pris plaisir à évoluer à Bruges mais, cette saison, j'ai retrouvé la joie. Tout le monde se sent mieux dans le vestiaire. Les tensions qui, naguère, affleuraient trop souvent se sont apaisées. La mentalité est redevenue... comme elle l'était d'habitude. Adrie Koster a implanté une autre culture; il nous a inculqué un autre système de jeu."
Blondel s'anime : "L'entraîneur est beaucoup plus calme que l'était Jacky Mathijssen. Il est volubile et franc avec nous. Il est sérieux dans le travail mais il est aussi le premier à rigoler en dehors."
Sur la pelouse, le Mouscronnois joue comme il aime le faire : "J'ai retrouvé mes réflexes de médian offensif. Les saisons précédentes, je devais me concentrer sur une tâche défensive. Ce n'est plus le cas. Aujourd'hui, en possession de balle, je peux laisser libre cours à mon tempérament. Mieux : je suis investi, de nouveau, de vraies responsabilités offensives."
Tout n'est pas parfait pour autant : "On a, effectivement, l'art de se mettre en difficulté en début de rencontre. À six reprises en huit matches, nous avons, d'abord, été menés au score. Nous avons évoqué ce problème entre nous, sans trouver une explication. Je vous jure pourtant que nous abordons tous nos matches avec une concentration maximale. Mais il s'avère que nous sommes encore plus performants quand nous sommes menés au score."
Ce dimanche, Jonathan Blondel reviendra, une fois encore, à Mouscron . Chez lui. "Mouscron est la ville où je réside et l'Excelsior est mon club formateur. Mais... c'est tout. Personne ne sait où j'habite. Je ne vais pas en ville. Pour moi, ce déplacement est semblable à tous les autres. À mes yeux, le club ne représente plus rien. Je n'y connais plus que Teklak. Mouscron a perdu sa belle identité."