Face bookLes griefs de Jonathan Blondel
Les Brugeois s'accrochent à leur troisième place
ANDERLECHT Jonathan Blondel n'est pas monté au jeu comme simple figurant, au début de la seconde période.
"Je me suis efforcé de rendre du nerf à notre football. Oserais-je dire de l'ambition ? Mais, pour que j'aie une chance d'y parvenir, j'aurais dû être sollicité plus souvent."
Le Brugeois ne mâchait pas davantage ses mots que la plupart de ses équipiers : "En première période, nous n'avons pas existé. Il n'y avait qu'une équipe sur le terrain : un excellent Anderlecht. Nous, nous n'osions même pas demander le ballon."
Telles n'étaient pas, apparemment, les consignes que Jacky Mathijssen avait dictées à ses joueurs.
"Pas du tout , confirme Jonathan Blondel. L'entraîneur nous avait demandé de sortir proprement et de combiner. Mais comment le faire quand on perd le ballon après deux ou trois transmissions ? Pour avoir une chance de gagner à Anderlecht, il est indispensable de toucher plusieurs fois le ballon. En outre, on a souffert sur les flancs où les Sportingmen se sont toujours retrouvés en supériorité numérique."
Le Hennuyer se fait dur : "Même sur le plan de l'envie, il n'y avait pas photo entre le Sporting et le Club !"
Moralement, cette... confirmation n'affectera pas les Brugeois : "Nous possédons encore une marge de sécurité. Si nous rempotons nos matches à domicile, nous resterons troisièmes."